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En ce Mois de l’histoire des femmes, l’AJJ souhaite mettre en lumière un enjeu lié aux pensions qui montre comment les responsabilités de proche aidance peuvent continuer d’affecter la sécurité financière des femmes bien après leur retour au travail à temps plein.

En 2020, dans l’affaire Fraser c. Canada, la Cour suprême du Canada a conclu que la conception du régime de pension de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) créait une discrimination à l’égard de femmes participant à un programme de partage de poste, qui leur permettait de travailler à temps partiel pour pouvoir gérer des soins familiaux. En effet, alors que le régime de pension de la GRC permettait aux membres de celle-ci de racheter leurs périodes de congé pour les faire reconnaître comme des périodes de service ouvrant droit à pension, les femmes participant au programme de partage de poste ne pouvaient pas racheter leurs périodes de service à temps partiel.

Ce problème de conception est commun aux régimes de pension de la fonction publique fédérale, de la GRC et des Forces armées canadiennes. Alors que six ans se sont écoulés depuis la décision de la Cour suprême concernant les membres de la GRC, l’employeur n’a toujours pas corrigé ce problème dans les lois et règlements régissant notre régime de pension.

En ce Mois de l’histoire des femmes, il est essentiel de reconnaître que le fait de gérer les soins familiaux, bien que gratifiant, peut exposer les femmes à des problèmes bien spécifiques. En effet, les femmes sont beaucoup plus susceptibles de fournir des soins familiaux non rémunérés, de subir à cet égard des conséquences négatives, et de devoir accepter des emplois à temps partiel ou précaires pour pouvoir prendre soin de leurs proches.

La pension des femmes ne devrait pas avoir à souffrir du fait qu’elles prennent soin d’un proche.

Si vous pensez que cela vous concerne, nous vous encourageons vivement à répondre à notre sondage avant le 20 octobre.