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Ottawa, le 12 février 2026 - Pendant sa réunion du 9 février 2026 consacrée à l’examen du projet de loi C-15, le Comité permanent des Finances a entendu des références directes aux préoccupations soulevées par l’Association des juristes de Justice au sujet des compressions budgétaires de la justice et de l’annulation de l’initiative de formation des LP-01. La promesse non tenue du gouvernement d’augmenter le financement du Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) a également été soulevée dans ce contexte.

L’honorable Sean Fraser, ministre de la Justice et procureur général du Canada comparaissait devant le Comité.

Pendant les discussions, le député Larry Brock a cité la position de l’AJJ selon laquelle les réductions risquent de « fragiliser les systèmes mêmes vers lesquels se tournent les Canadiennes et les Canadiens pour le maintien de l’équité, la reddition de comptes et la sécurité publique ». Il a ajouté que réduire les moyens de la justice, c’est nuire à la primauté du droit.

M. Brock a également soulevé des préoccupations relatives aux mesures de retraite anticipée pour les avocats principaux et émis des doutes sur la décision de mettre en pause l’initiative de formation et de perfectionnement LP-01 pour les nouveaux avocats fédéraux.

Le député Jean-Denis Garon a ensuite souligné que, lorsqu’il nous a rencontrés, nous lui avons fait part de notre préoccupation devant la perte croissante de compétences au sein du gouvernement fédéral. Il a averti que des réductions durables des capacités internes risquaient d’entraîner une dépendance accrue envers des consultants externes pour des mandats spécialisés.

Le fait que ces préoccupations soient soulevées dans les travaux parlementaires en montre bien la gravité.

La mise sur pause de modes de formation et de perfectionnement structurés pour les avocats en début de carrière, ajoutée au départ accéléré d’avocats expérimentés, soulève des questions importantes au sujet de la planification de la relève, du savoir institutionnel et de la capacité à long terme des services juridiques fédéraux.

L’Association des juristes de Justice continuera de réclamer la transparence et la reddition de comptes, et d’œuvrer à la protection de la formation et du perfectionnement professionnel au sein du système de justice fédéral.

Quand la capacité de la justice est affaiblie, la primauté du droit est menacée.

À propos de l'AJJ

L’Association des juristes de Justice (AJJ) est le syndicat qui défend l’équipe juridique du Canada. Nos plus de 3 500 membres sont des avocat·es de l’État et des étudiant·es stagiaires employé·es par le gouvernement du Canada au ministère de la Justice, au Service des poursuites pénales du Canada, ainsi qu’au sein de divers organismes, tribunaux et cours fédéraux à travers le pays. 

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